jeudi 7 février 2008

« King Of The Bongo » (Mano Negra)


Et voilà ; le carnaval s’est officiellement fini hier soir. Je ne pensais pas que cette tradition fût si profondément ancrée ! Le Roi Vaval est un VRAI roi, et la cérémonie de clôture ne faisait pas dans le grand guignolesque, ni dans le commercial. Mais bien dans le « tribal traditionnel ». Je ne vois pas comment qualifier ce moment, que par des mots comme « mystique », « vaudou », « séculaire ». En métropole, je me souviens que le roi du carnaval était brûlé à la fin des fêtes. Ici, c’est LE moment... « la crémation du Roi Vaval », arrivé de Kourou pour terminer à Cayenne, il marque réellement les esprits. Même si sa « réincarnation » peut changer de forme, il fallait voir ses cortèges de Diables, portant le noir et blanc du deuil, accompagner le Roi à sa dernière demeure ! Les pleurs avant les rires. Les lourdes rythmiques funéraires avant les envolées créoles. Loin de la marionnette empaillée dont on se débarrasse, c’est bien LE symbole de ce mois de festivités qui allait disparaître. Je le redis, ça n’avait rien de burlesque, la gravité du moment était palpable, la télé lui consacrait le prime time. Et comme la pluie menaçait, mais que la tradition n’aurait pu souffrir aucun report, à 20h20 Zoulou, le Roi Vaval terminait dans les flammes. Pffiou... sans rire, c’était grand.

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